incident marseille-paris

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incident marseille-paris

Post  I.C.F.M on 25/01/12, 01:43 am

A la suite des violents incidents engendrés par le report du match OM-PSG, seize personnes ont été placées en garde à vue par la police.

En effet, seize personnes âgées d’une vingtaine d’années ont été placées en garde à vue. Il s’agirait quasi-exclusivement de supporters marseillais. Ces individus seront déférés au Parquet, qui pourra décider sous 48 heures de leur comparution devant le tribunal correctionnel.

Par ailleurs, trois supporters parisiens, interpellés sur une aire d’autoroute à Peypin (Bouches-du-Rhône), où des dégradations et des vols ont eu lieu, ont été entendus sur place et sont repartis dans l’un des bus pour Paris. Le bilan des affrontements de dimanche fait état d’une dizaine de blessés.

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Plainte de la SNCF pour "dégradations" du TGV des supporteurs du PSG

La SNCF a porté plainte lundi pour "dégradations de matériel" dans le TGV ramenant dimanche soir de Marseille à Paris quelque 350 supporteurs du PSG, après le report de la rencontre - pour cause de grippe - qui devait opposer l’Olympique de Marseille au Paris SG, a-t-on appris auprès de la société.

La SNCF a rappelé qu’elle portait systématiquement plainte dans le cas de dégradations mais n’a donné aucune précision sur le type et le montant des dégâts occasionnés par ces supporters. Ceux-ci, bloqués sur le parvis de la gare Saint-Charles après les échauffourées qui ont éclaté dans l’après-midi à Marseille, avaient quitté la ville à 19H40 à bord d’un TGV spécial et s’étaient dispersés dans le calme à leur arrivée à Paris.





MessageSujet: Re: Saison 09/10 - Octobre Lun Oct 26, 2009 3:12 pm Répondre en citant
Marseille - Paris SG: Photos

Source: mail (merci aux expéditeurs)

Paris mob





(OMfans.fr)

VIDEO:

http://videos.tf1.fr/jt-13h/le-coeur-de-marseille-victime-des-affrontements-5048980.html

« Samedi soir, je couvrais pour L'Equipe le match Nice-Lyon. J'étais en voiture vers Marseille lorsque j'ai appris le report du match. Je me suis rendu directement gare Saint-Charles. A 15 heures, l'ambiance était calme, plutôt bon enfant. Aucune échauffourée à déplorer. J'attendais qu'un TGV reparte vers Paris avec des supporters parisiens. Le journal m'a appelé pour me demander d'aller à la Commanderie, où Jean-Claude Dassier devait tenir une conférence de presse. Sur la route, à hauteur de la Place Castellane, je croise un car de flics qui fonce sirènes hurlantes vers Saint-Charles. Je fais immédiatement demi-tour, sentant que l'atmosphère se crispait.

Le quartier était bouclé, la vue totalement bouchée. Je me suis garé à 1,5 kilomètres de la gare et j'ai marché. Je me suis retrouvé avec horreur au cœur de la bataille. J'ai constaté que les policiers laissaient les supporters se battre entre eux. Ils n'intervenaient pas. J'étais au milieu des deux groupes de supporters. La photo du mec au pull rayé en train de lancer le couteau est marquante. Je n'ai pas vu tout de suite qu'il avait un couteau. Sur d'autres photos que j'ai prise, on voit aussi un mec arrachant un rétro avant de le lancer sur les supporters, d'autres qui enlèvent les poubelles et les envoient valser. Là encore, la police a laissé pourrir la situation.

C'était un véritable combat de rue. Les deux groupes de supporters se sont poursuivis dans les escaliers de la gare. Là enfin, la police est intervenue et a envoyé des lacrymogènes pour disperser la foule. Rarement, j'ai aussi eu peur lors d'un reportage. Le dernier cas semblable: lors de l'Euro 2000, lors de bagarres entre supporters allemands et anglais. Là, quelques uns m'ont insulté, m'ont traité d'enculé. « Arrête de prendre des photos », m'ont-ils ordonné. J'ai pris mon plus bel accent marseillais et dit: « Je travaille pour La Provence! » »

Après les incidents liés au match OM-PSG dimanche, Le Post est entré en contact avec Bruno (qui a préféré que l'on modifie son prénom), un ultra parisien présent à Marseille.
Cet habitué du virage Auteuil au Parc des Princes s'est déjà déplacé 7 fois au stade Vélodrome. "Mais cette année, c'est la première fois que je vois ça" nous confie-t-il. Récit :

L'arrivée à Marseille
"Nous sommes 8 bus du virage Auteuil à être partis de Paris dimanche vers 1h30 du matin, soit environ 500 supporters. Vers 13h, alors que nous sommes à une heure de Marseille, nous apprenons la nouvelle du report du match. Réunion rapide sur une aire d'autoroute entre les différents leaders des groupe du virage. Nous décidons quand même de continuer jusqu'à Marseille, histoire de 'montrer qu'on est venus', puis repartir ensuite en train.
À 15h, tous les bus sont garés. Nous déboulons sur le parvis de la gare Saint-Charles. Et là, surprise, aucune présence policière ! 20 CRS tout au plus, soit le néant..."

La tension monte d'un cran
"Une fois sur le parvis de la gare, les chants anti-marseillais commencent à fuser. Nos gars sont de plus en plus bouillants. On est 500 Parisiens lâchés dans Marseille avec aucun flic pour nous surveiller. Du jamais vu ! Les 200 ultras les plus 'chauds' se détachent et partent en cortège sur le boulevard Dugommier, qui mène au centre-ville. Nous avançons groupés, fumigènes allumés, insultant à tout va passants et riverains. De notre côté, effet de groupe aidant, des casseurs entrent en action. Vitrines, abribus, terrasses de restaurants : tout y passe en très peu de temps. Mais une fois que l'on atteint La Canebière, l'axe qui conduit au Vieux Port, cela dégénère vraiment."

Scènes de guérillas en plein centre-ville
"Les riverains, au début pris de cours par notre arrivée massive, 's'organisent'. Ils forment peu à peu des petits groupes nous faisant face et nous envoient tous les projectiles leur passant sous la main : piles de prospectus, oeufs, bâtons de bois, barres de fers, couteaux, cutters... Le plus souvent à hauteur de visage.
Un gars de chez nous se prend un parpaing lancé d'un immeuble. Il s'en tirera miraculeusement avec 18 points de suture. Une dame lance même une télé du deuxième étage ! Personne en dessous heureusement. À un moment, un autre gars de chez nous se prend un coup de cutter dans le dos. Il se retourne et s'en reprend un de face, l'agresseur s'enfuit en courant... C'est le chaos total."

Un mort évité de peu
"Soudain, à un croisement, une voiture déboule volontairement à 50 km/h et percute un membre de notre groupe. Il fait un vol de plusieurs mètres. Sur le coup, on se dit : 'Il est mort.' Les Marseillais se précipitent alors dessus pour lui mettre une bordée de coups, en lui faisant les poches au passage. Au final, le gars aura juste une fracture à la jambe... Un miracle.
Cet épisode met encore plus le feu aux poudres, surtout dans notre camp. Au bout d'un moment, nous avons peur d'être pris en étau de tous les côtés, par une population locale surexcitée. Nous décidons donc de retourner à la gare."

Des CRS fantomatiques
"Pendant tout ce temps, aucun CRS à l'horizon ! En fait, depuis le début, on en voit au loin, 500 mètres environ derrières les Marseillais qui nous font face. Mais ils ne bougent pas et restent en retrait...
Il s'est passé au moins une heure entre le début des affrontements et notre retour à Saint-Charles, où là une présence policière est enfin présente. Nous attendons ensuite 3 heures dans un 'sas' aménagé spécialement dans la gare. À 20 heures, nous sommes dans un TGV affrêté spécialement, et vers 23 heures, nous arrivons gare de Lyon à Paris. Où là, un nombre incalculable de policiers nous attend sur le quai..."

Combien y avait-il de supporters Parisiens à Marseille dimanche ?
"500 du virage Auteuil à la gare, auxquels il faut ajouter une centaine d'indépendants du virage Boulogne sur le Vieux Port, plus encore une centaine au Parc Chanot [juste à côté du Vélodrome]."

On est loin des 2.000 annoncés quelques jours avant le match...
"Déjà, beaucoup s'étaient inscrits mais ne sont pas venus au dernier moment. Et puis, au moins une quinzaine de cars ont rebroussé chemin à l'annonce du report. Il faut préciser qu'ils ne venaient pas tous de Paris, mais de toute la France. Le PSG a plusieurs sections de supporters qui se déplacent chaque année au Vélodrome pour ce match spécial."

Pouvait-on éviter tous ces débordements ?
"Je ne sais pas. En tout cas, ce qui est sûr de notre côté, c'est que nous avons appelé le préfet des Bouches-du-Rhône tout de suite après l'annonce du report, afin de bénéficier d'une escorte policière une fois arrivés à Marseille. Au final, rien du tout... On a plutôt l'impression qu'on nous a laissé volontairement sans sécurité dans les rues de Marseille. Mais ça, je pense qu'on ne le saura jamais..."

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Source : RMC.fr

Rixes à Marseille, un supporter parisien témoigne

Rmc.fr publie un document exclusif. C’est le témoignage anonyme d’un supporter parisien qui a fait le voyage en bus afin d’assister au match OM-PSG qui a été reporté. Parcellaire, forcément partial, parfois choquant, ce témoignage n’en demeure pas moins édifiant au vu des graves incidents qui se sont déroulés dimanche dernier dans le centre ville de Marseille.

Huit cars en convoi
« On est partis du Parc des Princes en début de soirée, vers 23 heures. Aux abords de Lyon, on est intercepté par les forces de l’ordre. On a contourné la ville, escortés par des gendarmes. Une fois passé le péage, ils nous ont laissé continuer seuls. On a tracé, direction Marseille. A ce moment là, on était huit cars en convoi. »

Le match est annulé
« A une cinquantaine de kilomètres de Marseille, alors qu’on roulait sur une nationale, on a décidé de s’arrêter sur une aire de repos. Là, on a attendu. On écoutait la radio, parce qu’on avait des informations comme quoi le match pouvait être annulé. A 14 heures, on a appris que le match était officiellement reporté. On s’est demandé si on y allait quand même ou si on rentrait à Paris. Finalement, on a décidé d’aller à la gare Saint-Charles pour remonter en train. Parce qu’on ne voulait pas se retaper douze heures de bus. »

Arrivée à Marseille sans escorte
« On est reparti avec notre cortège de huit bus en direction de Saint-Charles. En arrivant dans Marseille, on n’a croisé aucun flic ou quelque force de l’ordre que se soit. On nous a laissé débarquer tranquille. Une fois sur place, on est descendu. Nos bus sont partis et nous, on a formé un petit cortège, à pied, en lançant des chants, direction la Canebière… Au début, il n’y avait pas forcément d’animosité, de dégradations. On était plutôt calmes. »

Un supporter percuté par une voiture
« C’est seulement arrivés en bas de l’avenue que ça a dégénéré parce qu’un des nôtres s’est fait renverser par une voiture. J’ai vu le mec passer au dessus de la foule et retomber au sol. Ça a rendu fou tout le monde. A partir de ce moment là, ça a été la grande débandade. Tout le monde a couru un peu n’importe où et là on a commencé à tout casser, les voitures, les vitrines… C’est parti en vrille ! »

Pluie de pavés
« Le problème c’est que tous les Parisiens se sont dispersés, du coup ça a profité aux Marseillais qui étaient dans les rues adjacentes. Ils nous ont jeté pleins de pavés. Nous, on n’avait rien. On leur rejetait tous les projectiles qu’on recevait. Quand on les chargeait, ils reculaient en continuant à nous balancer des trucs. Lorsqu’on est remontés vers la gare, ils nous ont encerclés et là ils nous ont chargés à leur tour. A la base, on n’était pas partis pour tout casser. C’était plus censé être un affrontement contre les Marseillais. Mais on s’est retrouvé dans la ville, avec un pote qui se fait taper par une voiture, donc c’est complètement parti en « couille ».

La police siffle la fin du match
« A la fin quand on est remonté sur l’esplanade de la gare Saint-Charles, les policiers nous ont alors pris en charge, ils nous ont gazés, avant de nous parquer à l’entrée de la gare. Juste à l’extérieur, parce qu’ils bloquaient déjà d’autres supporteurs parisiens à l’intérieur du bâtiment. Mais on continuait à se prendre des projectiles. En bas, il n’y avait aucun flic pour calmer les Marseillais. Après quelques heures d’attente un peu mouvementées, on a enfin pu monter dans un train. Et puis on est rentré sur Paris. »

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Source : SoFoot

On était à l’intifada

Cet OM – PSG là restera dans les mémoires. La rumeur enflait depuis quelques mois. Le "classico" du 25 octobre devait être le théâtre d’un débarquement parisien. L’annulation tardive de la rencontre de dimanche soir a rendu son verdict : une bataille rangée entre Ultras parisiens et population marseillaise, en plein centre-ville. Mais pendant ce temps, que faisait la police ?
On ne va pas se mentir, ce match puait le souffre. Ce ne sont pas les derniers relents de gaz lacrymogène qui parcourent nos fringues du jour qui diront le contraire. Pendant que la Ligue de Football Professionnel ainsi que les instances du paris sg et de l’Olympique de Marseille se renvoient dans la gueule une série de joutes verbales sur la tenue ou non du match phare, 600 ultras parisiens arrivent en bus sur la préfecture des Bouches du Rhône. Pourtant, la presse avait lâché le terme : match à haut risque. Une ineptie. 650 flics mobilisés seulement quand un simple match au Parc des Princes en emploie 1000. Vers 15 heures, huit véhicules estampillés Virage Auteuil arrivent à la Gare Saint-Charles, en plein centre de Marseille. Les fans franciliens sortent à toute berzingue, masqués, cagoulés, armés de mats en plastique pour quelque-uns. Un cortège s’improvise pour remuer le quartier. Les premiers chants consacrés à la “haine de l’autre” sont lancés, les pétards résonnent, les torches s’embrasent. L’effet est là. Les badauds peinent à comprendre, le coin de la gare est plutôt calme, et surtout complètement déserté par les forces de l’ordre. Un constat difficile à comprendre : huit cars sont donc arrivés en plein cœur de Marseille lors d’un match dit à haut risque, et le tout, sans la moindre escorte policière. Bon bah, l’embrasement est inévitable.
Les premières insultes fusent, à l’instar des projectiles. Le cortège se désorganise, se désolidarise pour finalement se perdre dans les halls. 200 bonshommes décident de descendre l’avenue qui relie le port à la gare, comme ça, pour le fun. Un plan que l’on qualifiera de bourbier. Les premiers refrains claquent, les Parisiens sont dans la place, seuls. « Marseille, Marseille, on t’encule ». Le convoi humain parcourt quelques mètres, puis rebrousse chemin avant de repartir vers les rues adjacentes. S’engagent alors les premiers concours de lancés, véritable fil rouge de l’heure qui va suivre. Face à des Parisiens surexcités, prenant à partie les clients des bar du coin, les habitants locaux réagissent. La réponse est brutale. Tout ce qui passe sous la main va servir de projectile. Que l’on se balance des bouteilles, des cailloux, des pavés, à la rigueur... Mais quand le lanceur local se met à balancer des poêles et des télévisions dans les faces, l’histoire se fait moins drôle. Et empire quand les lames commencent à pointer leur sale gueule.
D’ailleurs, plus personne ne rira quand un automobiliste enfoncera le cortège parisien, renversant violemment un supporter sur quelques mètres avant de prendre la fuite. Nul doute que cet accident change la tournure des évènements. Le même sentiment traverse la pensée collective. « Il est mort !, il est mort ! » lâche un de ses camarades. On vous rassure, il s’en sortira avec une jambe fracturée, un moindre mal vu la violence de la collision. L’intifada marseillaise est en marche, ça pleut de tous les côtés, de manière intensive, ça arrive de gauche, de droite, le feu est nourri. Le cortège francilien remonte finalement vers la Gare Saint-Charles, où, ô miracle, la maréchaussée a daigné poster quelques représentants. La dalle de béton devant le bâtiment marseillais va servir de sas pendant les trois prochaines heures. Un confinement qui sera assuré par la Police qui est finalement sortie de sa cachette. Certains visages sont salement amochés : entre coup de cutter au visage et jet de caillou en trajectoire directe. Les Parisiens se sont mis à dos tout un quartier. Plus question de délires Ultras, la folie a pris le dessus. Un TGV spécialement affrété ramènera les 600 individus à bon port, près de la Seine. Ou quand Marseille a pris des allures de Beyrouth. Ah, on y allait pour un match de football à la base ?


Par Philippe Broussard

Les incidents de Marseille se sont pas seulement dûs au report du match. Selon nos informations, certains supporters parisiens avaient en effet décidé, depuis plusieurs semaines, de se rendre sur place pour se livrer à une sorte de "démonstration de force".

Les "indépendants" de la tribune Boulogne du Parc des Princes –la frange la plus radicale des fans parisiens– voulaient depuis longtemps marquer les esprits lors de ce déplacement considéré comme le moment phare du début de saison.

De fait, 100 à 150 d'entre eux, arrivés dans la région par leurs propres moyens et par petits groupes dès le samedi, avaient prévu d'en découdre dimanche avec leurs homologues marseillais, que ce soit en ville ou à l'extérieur. Des incidents étaient également redoutés dans le stade avec d'autres fans parisiens, membres d'associations (Lutèce Falco, Supras...) reconnues par le club.

Dans la journée de dimanche, les Indépendants qui avaient séjourné la veille dans les environs de Marseille (notamment à Aix-en-Provence) ont réussi à se regrouper dans le quartier du Vieux Port, où leur présence a entraîné une série d'échauffourées.

Dans le même temps, un train arrivait à la gare Saint-Charles en provenance de Paris avec environ 350 personnes, en majorité des habitués du virage Auteuil, beaucoup moins dangereux que les "Indépendants" de Boulogne. Cette arrivée massive et l'annonce du report du match allaient tout de même entraîner d'autres incidents, finalement plus graves que ceux du Vieux-Port, impliquant certains visiteurs parisiens et de nombreux jeunes des quartiers nord de Marseille.

Au total, en comptant les centaines d'ultras venus par cars et repartis sans incidents majeurs, 2000 Parisiens étaient attendus pour ce match. Ce contingent, bien plus important que ceux des années précédentes (environ 800), avait étonné les spécialistes du milieu des supporters.

Bref, tout indiquait que cette rencontre se jouerait dans un contexte plus tendu encore que d'ordinaire. Il reste maintenant à savoir si toutes les dispositions avaient été prises, côté policier, pour prévenir la venue des Indépendants, et du train des supporters du virage Auteuil.

Source : AFP

Six des seize jeunes interpellés dimanche à Marseille lors des incidents ayant éclaté dans le centre ville après le report du match OM-Paris SG, étaient toujours placés en garde à vue lundi en fin d'après-midi, a annoncé le procureur adjoint Christophe Barret.

Parmi les 16 personnes arrêtées, âgées entre 15 et 25 ans et essentiellement originaires de Marseille, six ont vu leur garde à vue prolongée, dont trois mineurs, tandis que cinq passaient en comparution immédiate, a-t-il précisé lors d'un point presse.

Les autres ont été remises en liberté, aucune charge n'ayant été retenue contre elles ou l'enquête se poursuivant dans l'attente de convocations ultérieures.

Il s'agit "essentiellement de Marseillais, dont un seul membre d'un club de supporteurs de l'OM", selon le procureur adjoint.

Les trois supporteurs parisiens interpellés par la gendarmerie sur une aire d'autoroute à Peypin (Bouches-du-Rhône), où des dégradations et des vols ont eu lieu, ont pour leur part été entendus sur place et sont repartis dans l'un des bus pour Paris dimanche, selon une source proche de l'enquête.

Neuf plaintes ont été déposées pour dégradation de véhicules et six vitrines abîmées.

Après le report du match choc OM-PSG pour cause de grippe H1N1, des échauffourées ont opposé dimanche après-midi plusieurs centaines de Parisiens, Marseillais et forces de l'ordre, faisant une dizaine de blessés légers parmi les supporteurs. Deux d'entre eux étaient hospitalisés lundi, dont un supporteur parisien fauché par une voiture.

"La police n'a pas été débordée, sinon il y aurait eu beaucoup plus de casse, on a évité le drame", a estimé Pascal Lalle, directeur départemental de la Sûreté publique.

Selon M. Lalle, 750 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés, alors qu'un dispositif de 650 hommes avait été prévu pour couvrir le match. Une douzaine d'entre eux ont été légèrement blessés, souffrant de "petits traumatismes".

Les policiers auraient usé d'une centaine de grenades lacrymogènes au cours de ces affrontements, selon une source proche de l'enquête.

Incidents OM-PSG : Vidéo un supporter parisien fauché par une voiture - 26/10/2009

Source : La Provence

Les scènes de violence qui ont eu lieu à Marseille, hier après le report du match OM-PSG, ont fait une dizaine de blessés légers. Parmi eux, un supporter parisien a été fauché par une voiture aux abords de la gare Saint-Charles. Hospitalisé dans la foulée, ce dernier souffre de fractures à une jambe.

http://www.laprovence.com/Video-Detail.php?sig=iLyROoafI3Zh&t=Incidents+OM-PSG+%3A+un+supporter+parisien+fauch%E9+par+une+voiture&user=laprovence&cat=om

Supporter PSG : « Je compte aussi porter plainte contre Thiriez » - 27/10/2009

Source : RMC.fr

Lors des échauffourées de dimanche, suite au report du match OM-PSG, Thomas, supporter parisien, a été renversé par une voiture près de la Gare Saint-Charles. Joint au téléphone, ce dessinateur CAO (conception assistée par ordinateur) de 24 ans se confie en exclusivité.

Thomas, comment vous sentez-vous ?
Ça va plutôt bien. J’ai été opéré lundi du tibia. Il a été fracturé en deux. Apparemment, j’en ai pour quarante-cinq jours avant de poser le pied par terre. Plus une période de rééducation. Désormais, j’attends de me faire rapatrier le plus rapidement possible sur Paris.

Pouvez-vous nous raconter les moments précédents l’accident ?
On est arrivé en car à Saint-Charles. Les CRS nous bloquaient le passage en haut. Donc, on a descendu la rue en foutant un peu le bordel, en lançant des chants et tout. Ensuite, je ne sais pas, les Marseillais ont dû arriver. Je ne me rappelle pas du tout de l’accident. Apparemment on m’a foncé dessus, j’ai fait un vol plané par-dessus la voiture. Je l’ai appris par des potes. Je n’ai pas encore vu la vidéo qui circule sur internet. A partir de là, je ne me souviens plus de rien. Je me suis réveillé à l’hôpital.

Etait-ce un acte volontaire selon vous ?
Selon une Marseillaise, le conducteur aurait reçu une pierre sur sa voiture. C’est pour ça qu’il aurait accéléré et qu’il m’a touché. Mais bon apparemment, à ce qu’on m’a dit, la voiture roulait assez vite. C’était vraiment avec l’intention de faire mal.

Comptez-vous porter plainte ?
C’est déjà fait. J’ai déposé plainte contre celui qui m’a foncé dessus et ceux qui m’ont dépouillé et tapé après. Je compte également porter plainte contre le président de la LFP (Frédéric Thiriez ndlr).

Pourquoi souhaitez-vous porter plainte contre Frédéric Thiriez ?
Le samedi soir, il a annoncé que le match aurait peut-être lieu. On est parti sur Marseille. Et c'est seulement à 30 km de l’arrivée qu'on a finalement appris qu'il n’y avait pas match. Il est en partie responsable. Au niveau sécurité, c’était zéro.

Concernant votre plainte contre le conducteur de la voiture qui vous a renversé, le Paris-Saint-Germain va se constituer partie civile …
Oui, ça me touche et ça me rassure. Ils m’ont appelé pour me soutenir et pour m’expliquer comment ça allait se passer. J’ai eu le président Robin Leproux au téléphone.

Avec le recul, regrettez-vous ce qui s’est passé dimanche ?
De toute façon, je voulais faire ce déplacement. Je regrette surtout la manière dont ça s’est fini.

Ces événements ont tout de même donné une triste image des supporteurs. Vous en êtes conscient ?
Oui c’est sûr que de ce point de vue, c’est regrettable.

Pouvez-vous nous confirmer qu’à aucun moment lors de votre entrée dans Marseille vous n’avez été pris en charge par la police ?
Tout à fait. Ils ne nous ont même pas escortés. C’était vraiment le bordel. Ça nous a un peu étonnés. Ils ont juste bloqué l’accès à la gare. Mais dans les autres rues aux alentours, il n’y avait aucun flic.

Serez-vous à nouveau du voyage le jour du report du match (la date devrait être connue ce jeudi) ?
Je ne sais pas encore. Pour le moment je ne peux pas poser le pied par terre. Je verrai le moment venu.
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